Archives pour la catégorie aphorismes

Les aphorismes de Bernard B.

Rendez-vous inutile, pour une fois !

Le sablier du temps repose sur la plage horaire.

La religion est l’opium du peuple, de la famille des opi’assez !

Quand je pense à tous ces sommets pour le climat alors que nous sommes au bord du gouffre.

Le chiffre 1 est un leader né mais ça se complique quand le 2 arrive puis les suivants.

Aimer son prochain, une prochaine fois.

Puis-je me rendre inutile ?

Je vouvoie toujours le temps, avec lui je préfère garder mes distances.

Le matériel, le spirituel et ledit vin.

Cet esprit érudit suit un régime pauvre en faire.

Je préfère la performance artistique à celle du PIB.

Le chiffre 5 symbolise mes cinq sens : le bon sens, le contresens, le sens inverse, le sens interdit et le sens dessus dessous.

Les aphorismes de Bernard B.

Ma vie est une photographie en noir et blanc avec ici et là quelques touches de colère.

Il est plus facile d’accorder un mot que de s’accorder sur son sens.

Ma vie est une utopie, une île imaginaire que je visite de préférence sur les conseils avisés de mon agence de voyage.

En pleine crise sanitaire, le slogan d’une campagne municipale, « Bâtissons une nouvelle salle des fêtes », n’a pas convaincu.

Une personne monothéiste est une monomaniaque de la chose divine.

Dans le contexte actuel ce ne sont pas les programmes électoraux qu’il faut décrypter mais les imposteurs qu’il faut démasquer.

Le sens d’un mot est comme un giratoire mais attention de ne pas le prendre à contresens.

Pour ne plus avoir à lire entre les lignes, il suffit de supprimer l’interligne.

Le sens d’un mot est cette petite musique faite d’accords, de désaccords et de silences.

Ma vie est ce fameux tableau d’Edvard Munch, surtout le matin au réveil quand je me regarde dans le miroir.

Les aphorismes de Bernard B.

En attendant une averse d’aphorismes, les premières gouttes.

La vérité avance souvent masquée.

Georges Perec a vendu des e à la douzaine. Il ne reste plus rien sur son étal oulipien.

J’ai connu une écrivaine qui souffrait de tous les maux. A tel point qu’elle manquait de mots pour les décrire tous. 

Chaque année, Dieu passe son concours d’entrée à l’école de l’éternité. Et chaque année, il réussit brillamment les épreuves. N’est pas omniscient qui veut !

Le train-train de la vie-vie quotidienne.

Je suis si perfectible, allongé dans le clair-obscur de mes imperfections.

Les aphorismes de Bernard B.

Soulever des montagnes, ce n’est pas la mer à boire.

Certains disent que la vraie vie n’est pas dans les livres. Mais dans la vraie vie, il y a des bibliothèques et des librairies.

Je me souviens de la lutte des classes, lors de mes premiers jours au collège.

L’essentiel dans la réunion de travail c’est la réunion.

Quand je voyage dans les livres, nul besoin d’attestation de déplacement.

Épicure thermale, le plaisir d’un retour aux sources.

Il paraît que l’homme descend du singe. Pendant que la femme, elle, descend du tramway, chaque jour, épuisée par sa journée de travail.

En campagne électorale, quand votre adversaire vous traîne dans la boue, tenez-vous droit dans vos bottes.

Avec le confinement, les artistes sont en résidence surveillée.

Si Dieu est en toutes choses, il ne reste plus qu’à en dresser la liste.

Cet écrivain a reçu un prix pour son dernier livre. Dix euros, en format poche.

Il se change dans la cabine d’essayage de l’hôpital. Il en ressort avec un complet d’organes.

« Ensemble ! » peut-on lire sur l’affiche électorale. Elle a l’air bien seule sur l’affiche, la candidate.

Lancer une fusée de tristesse un quatorze juillet, confiné.

Certains brûlent d’envie de lire des livres parce qu’ils sont interdits. D’autres n’ont qu’une envie : brûler ces derniers, pour la même raison.

Dieu ici, et là Dieu encore. Infini, éternel, omnipotent, omniscient.Toujours lui, Dieu. Mais elle ?

« Ceci n’est pas un aphorisme ». Cette expression Magritte tant, non d’une pipe !

L’été, je déteste me retrouver avec les vacanciers au bord de la mer. Ils occupent toutes les plages horaires. 

Avec le prix du pain, j’ai l’impression chaque jour de me faire rouler dans la farine par mon boulanger (ou ma boulangère).

Au Vatican, le latin n’est pas une langue morte, c’est une langue ressuscitée.

La faiblesse du futur est une métaphore.

J’ai fait le relevé cadastral de ma bonne étoile.

Mes potes à moi sont si despotes en amitié.

Les sept péchés capitaux ont été placés dans un paradis fiscal.

Un jour, je suis né à l’insu de mon plein gré.

Cultiver le doute dans un jardin cartésien.

Toute ma vie, j’ai joué aux échecs. Avec quelques réussites, tout de même !

D’où sais-tu ce que tu sais ? De quelqu’un qui sait.

Les aphorismes de Bernard B

COURRIER DU COEUR

J’ai reçu une lettre d’amour

dans une enveloppe charnelle

UNE SI BELLE VOIX

Cette enveloppe avait un si beau timbre

Je l’ai ouverte

A l’intérieur : La Voix du Nord

NOS LOINCHES

Quand nos proches vivent si loin, 

si loinches

LE POLITIQUEMENT CORRECT

Tenue correcte exigée dans les discours !

Car tant de personnalités politiques retournent leur veste

SOCRATE

Il paraît que je suis connu

Mais est-ce que je me connais moi-même ?

HEPTASYLLABES ATHÉES

Quand les corps se moqueront
Des déesses et des dieux
Quand les âmes gagneront
La partie d’échecs, pardieu !

LE VOISIN

Le voisin qui a le dos large, le bras long 

et les idées courtes 

TRAIN-TRAIN

Le train-train quotidien sifflera trois fois

avant d’arriver en gare,

Gare à l’ennui !

DE PIRE EN PIRE

Expression grecque originaire du Pirée

TOMATES

La Cœur de bœuf, la Noire de Crimée et la Cornue des Andes

viennent de s’évader d’un panier à salade, 

échappant ainsi à une brochette de poulets en batterie survoltés. 

TITRE DE LIVRE IMPROBABLE

« La permaculture dans le jardin d’Eden »